Simon, l’enfant du 20e convoi – Françoise Pirart

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Descriptif

Simon a onze ans lorsque sa famille et lui sont arrêtés par les nazis en 1943. Des premières brimades antisémites aux déportations vers les camps, ils subissent l’oppression et l’humiliation.
Lorsque le 20e convoi à destination d’Auschwitz s’ébranle, le garçon, seul, parvient à s’en échapper. Livré à lui-même, caché de famille en famille, il perd peu à peu tout espoir de retrouver les siens.
À la fin de la guerre, il apprend la terrible vérité sur les chambres à gaz dans lesquelles ont péri, comme tant d’autres, sa mère et sa sœur. Les retrouvailles avec Serge, un résistant rescapé d’un autre camp, vont lui insuffler la force et le courage d’affronter sa nouvelle vie.
Ce récit, librement inspiré par l’autobiographie de Simon Gronowski, « L’enfant du 20e convoi », est le premier roman pour adolescents (à partir de 13 ans) de Françoise Pirart.

Résumé

Simon nait le 12 octobre 1931 à Uccle. Sa mère, Chana Kaplan, est lituanienne et son père, Léon Gronowski, juif polonais. Ce dernier a fui son pays natal à cause des mauvaises conditions économiques et de la montée de l’antisémitisme. Au départ, Léon travaille dans un charbonnage en Belgique. Sa situation s’étant améliorée, le couple décide d’avoir des enfants. Ita nait en premier, Simon voit le jour sept ans plus tard. La petite famille vit simplement et est heureuse.
Quelques mois après avoir envahi la Belgique, les nazis commencent à stigmatiser et isoler la population juive. Les ordonnances se succèdent rendant les juifs de plus en plus démunis et vulnérables. Lorsque la guerre éclate, Simon et les siens partent en exode vers La Panne. Un bombardement sur la côte belge les oblige à revenir à Bruxelles. La famille Gronowski se cache dans un trois pièces situé à Woluwe-Saint-Lambert. A cette époque, Simon a 11 ans et est un petit louveteau à la 145e BSB d’Etterbeeck. Sa sœur Ita, 18 ans et demi, est une élève brillante et une virtuose du piano. Sept mois plus tard, ils sont dénoncés.
Le 17 mars 1943, dans la matinée, ils sont arrêtés à leur domicile par la Gestapo. Léon Gronowski n’est pas là, souffrant, il a dû être hospitalisé. La maman explique qu’elle est veuve, les Allemands la croient. En faisant  ses valises pour partir, Ita regarde le premier rayon de soleil par la fenêtre et dit à son frère : « Tu vois, Simon, il y du soleil aujourd’hui, ce n’est pas pour nous ».  Tous trois sont enfermés, sans eau ni nourriture, dans les caves du siège de la Gestapo Avenue Louise. Le lendemain, ils sont transférés  à la Caserne Dossin. Ils y sont détenus en attendant leur déportation.  
Le 19 avril 1943, Chana et Simon entrent dans le 20e convoi. Ita ne les accompagne pas car elle est majeure et a choisi la nationalité belge. A ce moment, les nazis n’osaient pas encore déporter les Belges car la Reine Elizabeth était intervenue. Ita sera déportée, cinq mois plus tard, avec le 22e convoi. Le 22 septembre, Elle sera gazée dès son arrivée au camp.

 

Simon et sa mère sont embarqués dans un train qui les emmène à Auschwitz. Mais, à dix kilomètres de Malines, le train est arraisonné par trois résistants. Ces derniers forcent les portes d’un compartiment autre que celui de Simon et réussissent à sauver 17 personnes. En entendant cela, quelques personnes du wagon de Simon tentent d’ouvrir les portes de l’inté rieur et y parviennent. Simon saute du wagon et prend la fuite en évitant les balles des gardes. Chana ne peut pas le suivre. L’enfant court dans la direction inverse du train et  s’enfonce dans des bosquets.
Après avoir marché toute la nuit, il sonne à une porte d’un petit village près de Borgloon, dans le Limbourg. Il raconte qu’il s’est perdu et qu’il doit retourner chez lui, à Bruxelles. La femme qui lui a ouvert l’envoie vers le gendarme de la région. Ce dernier comprend vite que Simon est un juif déporté qui s’est échappé du train. Il  aide l’enfant à rejoindre Bruxelles.
Le 20 avril 1943,  Simon se réfugie chez des amis scouts qui le conduisent auprès de son père. Pendant 17 mois, Simon et son père ne se voient que trois fois mais correspondent par lettres. 
Père et fils se retrouvent le 4 septembre 1944, le jour de la libération. Ils espèrent revoir  bientôt Chana et Ita. Mais, lorsqu’ils découvrent les camps d’extermination et leurs horreurs, ils comprennent qu’elles ne reviendront pas. Léon Gronowski ne s’en remet pas. Le 9 juillet 1945, il meurt de chagrin. Simon se retrouve orphelin.
« Simon l’enfant du 20e convoi livre de Françoise Pirart »Titre : Simon, l’enfant du 20e convoi
Auteur : Françoise Pirart
Editeur : Milan
Parution :  Février 2011
Nombre de pages : 224
Genre : Littérature jeunesse : Biographie
 
 
 

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