L’armée belge des partisans

posted in: Extraits livres | 0

« C’est tout naturellement que, en 1940, les communistes liégeois, les anciens des Brigades et des républicains espagnols réfugiés dans notre cité rejoignent l’armée belge des partisans, l’A.B.P. : une organisation issue du Parti communiste de Belgique. Peu de temps après, cette organisation fusionnera avec le Front de l’indépendance et ses membres s’appelleront les « partisans armés« .

Emblème de l’armée belge des partisans, Wikipedia

 En 1941, le groupe de résistants que j’ai créé s’est fortement étoffé et solidement organisé dans la clandestinité. Nous rejoignons l’A.B.P., en septembre 1941, et distribuons des tracts, des fausses cartes d’identité, des armes et nous récoltons des fonds pour le Parti. À Sclessin, nous réussissons à détruire des réservoirs d’essence : 800. 000 litres de carburant sont gaspillés.    

En 1942, grâce à mon frère aîné, je deviens veilleur de nuit à la Société Nationale des Chemins de fer belges. Je recrute des personnes capables de dégrader le réseau électrique dans les gares de la région liégeoise  afin de perturber la circulation des Allemands sur le rail.

Après de longs préparatifs, nos actions portent leurs fruits. Nous réussissons à entraver le bon fonctionnement du quadrilatère du Val Benoît concernant les lignes 125, 43, 42, 40, 36 et 35 de la gare d’escale de Kinkempois, de la gare de Bressoux, de la station de remaniement des trains, du château d’eau de Bressoux, du château d’eau de Visé, des commandes électriques souterraines d’Angleur et de trois locomotives remises à neuf. Entre les sabotages et les distributions de journaux clandestins, je cache chez moi des prisonniers français.

Ensuite, je les conduis en lieu sûr, en dehors de la ville, afin qu’ils puissent rejoindre la France. En 1943, je recueille un équipage de pilotes américains dont l’avion est tombé non loin de Liège. Je les loge, les nourris, les habille et les accompagne en train jusque Bruxelles. Dans la capitale, des résistants vont leur procurer de faux papiers et les aider à gagner le sud par la France jusqu’en Espagne et Gibraltar. De là, ils pourront rejoindre le Royaume-Uni.» 

Témoignage de Léopold Hansen

Extrait : Le Belge   ( Amazon Ebook / papier )

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *