« L’entrée du camp de concentration de Buchenwald »

Le camp de concentration de Buchenwald

Le plus important camp concentrationnaire nazi

Le camp de concentration de Buchenwald est situé sur le flanc nord de la colline de l’Ettersberg, non loin de Weimar, en Allemagne.

Avant l’arrivée d’Hitler au pouvoir, en 1933, Weimar était connue pour être la ville de Goethe, un poète allemand  du XVIIe siècle. On y avait aussi promulgué «La République de Weimar», en 1919.

L’entrée du camp de Buchenwald
« La grille d’entrée du camp de Buchenwald  »
La grille d’entrée du camp de Buchenwald
« Une cellule de l’entrée du camp de Buchenwald »
Une des cellules de l’entrée du camp, les détenus y étaient torturés

Ses origines

En 1937, 149 détenus provenant du camp de Sachsenhausen construisent le camp. Ces prisonniers, hostiles au régime nazi, sont des communistes, des sociaux-démocrates, des chrétiens libéraux et des criminels de droit commun. En 1938, viennent s’ajouter des personnes considérées comme “nuisibles” et “inadaptables”,  comme des chômeurs, des homosexuels, des témoins de Jéhovah allemands, des Juifs et des Tziganes.

La vie dans le camp 

Dans un premier temps, les SS  définissent ce camp comme un établissement à visée éducative. Ce dernier doit rééduquer les détenus avant de les réinsérer dans la société. En réalité, il devient un camp destiné à la déshumanisation et à l’extermination par le travail.

A partir de 1940,  les conditions de vie des détenus deviennent intolérables. La promiscuité, la malnutrition,  la maltraitance, le manque d’hygiène, les maladies et les travaux  forcés déciment les prisonniers. Un four crématoire est mis en place pour brûler les nombreux corps. 

« Le zoo du camp de Buchenwald  »
Le zoo du camp était situé en face des crématoires. Ils contenait, entre autres, des ours
« Le chenil des SS du camp de Buchenwald »
Le chenil des SS
« Le magasin du camp de  Buchenwald »
Le magasin du camp de Buchenwald

Les autorités allemandes et les industriels construisent des usines dans l’enceinte du camp (GUSTLOFF et MIBAU SIEMENS). Grâce  à tous ces travailleurs réduits en esclavage, les Allemands font de gros bénéfices. L’objectif premier de rééducation fait donc place à un objectif économique.  

Certains déportés ne séjournent que peu de temps à Buchenwald. Ils sont mutés dans des Kommandos extérieurs comme à Dora ou dans d’autres camps annexes.

« L’emplacement de l’usine Gustloff Werke dans le camp de Buchenwald  »
L’emplacement de l’usine Gustloff Werke Saukel. La nature a repris ses droits 
« Le camp de Buchenwald  »
Les baraquements ont disparu.

Le système concentrationnaire de Buchenwald est impitoyable. Il exécute, élimine, torture, exploite, affame, déshumanise des centaines de milliers d’hommes. Au Revier (l’infirmerie), les SS empoisonnent des milliers de prisonniers. Dans le block 46, les détenus font l’objet d’expériences médicales  sur la nutrition, la fièvre jaune, le typhus, le choléra, la variole…

« L’infirmerie du camp de Buchenwald »
Le Revier, l’infirmerie du camp

La résistance clandestine

Malgré tout, l’espoir guide leurs pas. Un mouvement de résistance clandestine, à l’intérieur du camp, voit le jour. Composé de déportés de toutes nationalités et de toutes obédiences politiques, il s’oppose à l’organisation SS du camp. Ce comité lutte contre la maltraitance, la déshumanisation et réussit à sauver des milliers de vies. 

« Le crématorium du camp de Buchenwald »
Le crématorium du camp de Buchenwald
« Des cadavres attendent d’être brûlés dans le camp de Buchenwald »
De nombreux cadavres attendent d’être brûlés
« Les fours crématoires du camp de Buchenwald »
Les fours crématoires

En janvier 1945, l’armée soviétique libère la Pologne. Les Allemands évacuent vers l’ouest des milliers de prisonniers des camps de concentration.

Ils contraignent plus de 10.000 prisonniers à de longues marches forcées depuis Auschwitz et Gross-Rosen. Les survivants arrivent à Buchenwald.  

Le camp, prévu pour détenir 8.000 personnes sur une étendue de 60 hectares, après ces marches de la mort, atteint un chiffre record de 110.000 détenus. 

« Les écuries du camp de Buchenwald »
Les écuries où tant de crimes ont été commis
« Les bâtiments de fonction et la potence dans le camp de Buchenwald  »
Les bâtiments de fonction et la potence dans le camp de Buchenwald

Avec ses 88 camps externes et son nombre important de prisonniers, Buchenwald est l’un des plus grands camps de concentration nazi en Allemagne.


Sa libération 

Début avril 1945, redoutant l’arrivée de l’armée américaine, les SS commencent à évacuer le camp. De nouvelles marches de la mort, de nouvelles victimes.

Le 11 avril 1945, la 6e division blindée de la 3e armée américaine approche de Weimar. Le commandant et les SS décident d’abandonner le camp et de s’enfuir. 

En milieu de journée, le comité international clandestin de résistance déclenche une insurrection. Des groupes de détenus réussissent à maîtriser les SS restés sur place et prennent le contrôle du camp. 

Peu de temps après, une jeep américaine entre dans Buchenwald. Elle est accueillie par 21000 détenus. 

Selon des études, 250.000 déportés auraient été détenus dans le camp de Buchenwald et 34.375 personnes y auraient perdu la vie. A ce nombre, il faut ajouter 8.000 prisonniers de guerre soviétiques fusillés et 15.000 victimes des marches de la mort. 

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Crédit image : Les Territoires de la Mémoire

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